Menu

Piano à Saint-Ursanne | Festival international de piano

Présentation

16e édition de Piano à Saint-Ursanne du 2 au 11 août 2019

 

Deux lieux, deux festivals, un piano !

Situés au carrefour des frontières de la Suisse, de la France et de l’Allemagne, Piano à Porrentruy et Piano à Saint-Ursanne sont deux festivals qui s’adressent aux amoureux du piano. Ils visent une ligne artistique commune et sont complémentaires ainsi qu’associés. Chaque année, les festivals accueillent une pléiade de pianistes. Parmi les interprètes figurent les talents au firmament de leur art et de jeunes pianistes à l’aube de belles carrières.

Enracinés en terre jurassienne, les festivals investissent deux lieux de cachet, respectivement la salle Art déco de l’Inter à Porrentruy (au printemps) et le cloître de la collégiale à Saint-Ursanne (début août), alliant ainsi beauté des lieux, richesse patrimoniale et qua­lité acoustique.

Une offre culturelle unique dans la constellation des festivals : vivons ensemble l’instant éphémère du concert !

Piano à Saint-Ursanne

Pour sa 16e édition, Piano à Saint-Ursanne se déploiera du 2 au 11 août avec 11 concerts à l’affiche. Le fil rouge thématique « Autour de Beethoven » anticipe le 250e anniversaire de la nais­sance du maître viennois en 2020 et permet ainsi de proposer un riche éventail d’œuvres d’époques et d’esthétiques différentes.

Le mythe beethovénien s’est construit pendant tout le 19e siècle. Aujourd’hui encore, il hante et féconde notre ima­ginaire musical. Les sonates de Beethoven sont d’une telle richesse qu’une plura­lité d’approches ne saurait en épuiser ni l’intérêt ni la signification. Avec elles, le maître de Bonn annonce l’exten-sion des possibilités expressives, narratives et descriptives du piano moderne. Au crépuscule de sa vie, Beethoven écrit des œuvres testamentaires qui préparent et annoncent la musique des siècles à venir.

Evénement ! Titan du clavier et invité spécial 2019, Giovanni Bellucci (ve 2 à 20 h 30) poursuit la série Voyage avec Beethoven qui nous mènera jusqu’en 2020, année du 250e de la naissance du compositeur. Pour son quatrième voyage, le grand pianiste italien, surdoué au répertoire gigantesque, nous propose à nouveau un programme à la hauteur de sa virtuosité et de sa force interprétative : deux sonates de Beethoven, ainsi que son étourdissant Rondo « Colère pour un sou perdu », encadrent deux œuvres de Chopin et deux autres de Liszt, dont la fameuse Fantaisie (( Après une lecture de Dante ». Un voyage initiatique et virtuose à ne pas manquer !

« Quel piano, non mais quel piano ! », ainsi s’exclame le critique Paul de Luit (Diapason). Le jeune Jean-Paul Gasparian, 23 ans, réunit les éloges des critiques de concerts : sûreté de la tech­nique, sobriété scénique, mais surtout, une pensée originale qui s’affirme dans les œuvres qu’il aborde. A Piano à Saint-Ursanne, Jean-Paul Gasparian a choisi d’interpréter, outre la très belle Sonate op. 109 de Beethoven toute en intériorité, des œuvres de Debussy, Rachmaninov et Chopin. Dans cette offre variée, on se réjouit de découvrir le jeune artiste à la carrière si prometteuse (sa 3 à 20 h 30).

Margarita Höhenrieder, pianiste allemande, jouit d’une grande réputation dans les milieux musicaux internationaux où elle se produit dans toutes les configurations, en solo, en musique de chambre et avec orchestre. Le programme qu’elle propose  (di 4 à 17 h) est original à plus d’un titre. Les œuvres de com­positeurs actuels comme l’Allemand Bernd Redmann et la Française Françoise Choveaux (création mondiale de sa Sonate d’été), côtoient celles plus connues de Beethoven (Sonate (( Pathétique »), Chopin et Clara Schumann.

Récital flûte et piano (lu 5 à 20 h 30) ! Le Français Philippe Bernold, né à Colmar, est aussi à l’aise avec sa flûte que comme chef d’orchestre. Pour le festival, il se présentera en compa­gnie de sa complice Claire Désert, pianiste française au toucher sûr et délicat, dans un programme mêlant œuvres originales et transcriptions pour flûte et piano. La première partie déclinera Mozart et Beethoven tandis que la deuxième sera résolument française (Fauré, Ravel, Dutilleux et Poulenc).

Feu d’artifice en milieu de festival, la Nuit du concerto déploiera ses fastes mardi 6 août à 20 h 30 avec L’Orchestre International de Genève et le talentueux chef français Pierre Bleuse à la baguette. Le soliste principal, Bertrand Chamayou, pianiste vir­tuose français, se produira en solo et avec orchestre dans des pièces de Liszt et Britten, tandis que le violoniste Ilian Garnetz entamera la soirée avec l’orchestre dans une pièce mélancolique de Tchaïkovski. Dirigé de main de maître par Pierre Bleuse, qu’on a vu en février 2018 mener la soirée des Victoires de la Musique classique sur France 3, l’orchestre se produira également dans la Sérénade de Dvorˇák.

Régulièrement, Piano à Saint-Ursanne propose une carte blanche à des personnalités musiciennes ou mélomanes averties. Cette année, le concept a été proposé à François Joliat, pianiste, écrivain, pédagogue et chercheur, professeur à la HEP-BEJUNE et au CNSMD de Paris ; celui-ci nous fera découvrir de talentueux chambristes. Pour cette carte blanche (me 7 à 20 h 30), François Joliat a invité des musiciens accomplis rencontrés à Paris, dont la carrière est fulgurante. Amaya Dominguez, mezzo-soprano, Martin Surot, pianiste, Joëlle Martinez, violoncelliste, Benjamin Soistier, percussionniste, uniront leurs talents d’interprètes et la qualité de leur écoute pour un programme festif, mêlant des œuvres de Beethoven, des mélodies de Guastavino et de Villa-Lobos, dont la célèbre Bachianas Brasileiras n° 5, des mélodies latino-américaines très connues, et une composition électro­acoustique en création mondiale.

Jeudi 8 août à 20 h 30, place au pianiste François-Xavier Poizat. Le musicien aux origines suisse, française et chinoise propose un programme intelligemment conçu autour de deux thèmes : « Œuvres autobiographiques » de Beethoven et Brahms ainsi que « Hommages en forme de variations » de Mompou et de Ravel. On se réjouit de découvrir son talent d’interprète investi et d’apprécier son toucher précis dans des œuvres contrastées.

Olivia Gay, violoncelliste, et Vanessa Wagner, toutes deux musi­ciennes françaises, uniront leurs talents lors d’une première venue de leur duo à Piano à Saint-Ursanne (ve 9 à 17 h). Les œuvres proposées sont toutes des chefs-d’œuvre du répertoire pour le duo violoncelle et piano : Adagio et Allegro, Fantasiestücke et Cinq pièces dans le ton populaire de Schumann, Variations de Beethoven et Sonate de Chostakovitch.

Le festival propose également une tribune Découverte jeunes artistes avec entrée libre (sa 10 à 14 h). Dans ce cadre, on pourra découvrir quatre jeunes artistes prometteurs : Zen Matsuzaki, pianiste, le duo Hsinka composé de Shan-Hsin Chang, violoniste et Kanami Nishimoto, pianiste, et Alexandra Sikorskaya, pianiste.

Le jeune pianiste brésilien Cristian Budu, d’origine roumaine, se caractérise par « son toucher velouté et lumineux » (Le Temps) ; il a remporté le Prix Clara Haskil en 2013. Pour sa première venue, et pour répondre au thème du festival, il a composé son programme avec une première partie consacrée à Beethoven (Sept Bagatelles et la Sonate « Appassionata ») ; puis il parcourra les Vingt-quatre Préludes de Chopin qui racontent chacun une histoire ou reflètent un moment suspendu et privilégié de poésie (sa 10 à 20 h 30).

Dana Ciocarlie propose son deuxième « Voyage avec Schumann » (di 11 à 17 h). La pianiste franco-roumaine, conseillère artistique du festival, a concocté un voyage musical mettant en corres­pondance les caractéristiques et la quintessence des œuvres de Mozart et celles de Schumann. Son toucher clair et précis fait merveille dans ses interprétations des œuvres des deux grands maîtres. Rondo en Ré majeur et deux Sonates du compositeur viennois répondront en miroir aux Variations posthumes et au Carnaval de Vienne de Schumann. Ce dernier est le compositeur fétiche de Dana Ciocarlie qui a sorti l’année passée en coffret CD l’intégrale de ses œuvres pour piano solo jouées en récital.

Perspectives enthousiasmantes

L’aura de Piano à Porrentruy et de Piano à Saint-Ursanne s’étend progressivement et se propage crescendo loin à la ronde. De grands interprètes jalonnent les programmations et livrent leurs secrets d’interprétation. De jeunes artistes se dévoilent, des espoirs de la jeune génération émergent et compteront demain parmi les grands talents, ceux auxquels nous croyons.

Dans quelques années et avec la perspective de la prochaine ouverture du Théâtre du Jura, la possibilité de proposer des concerts symphoniques avec piano « hors les murs » qui complé­teront de manière délocalisée l’offre faite dans le cadre de nos festivals nous motive et nous pousse à imaginer de nouveaux partenariats fructueux. C’est ainsi que nous souhaitons déve­lopper nos projets et pérenniser nos actions.

 

Piano à Porrentruy / Piano à Saint-Ursanne
Vincent Baume, directeur