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Crescendo

Historique

La musique réserve ses vrais trésors à ceux qui savent revenir

La genèse

À l’aube des années 1990, une poignée de passionnés organise dans le canton du Jura de manière informelle des concerts voués au piano. Peu à peu, les activités prennent de l’ampleur et un projet de production d’un concerto pour piano (création du compositeur Abner Sanglard) est déposé, fin de la décennie, dans le cadre de l’exposition nationale Expo.02. Le projet est retenu et la nécessité de disposer d’une structure administrative adaptée s’impose : Crescendo voit le jour ! Les membres fondateurs se nomment Vincent Baume, Serge Beuchat, François Beucler, François Joliat, Jean-Pierre Kurth, Jean-Louis Moirandat et André Steiner.

Au cœur des activités de Crescendo, le piano est l’instrument roi qui fait toujours rêver ! Élément rassembleur d’où naissent les projets, il se prête à toutes les expressions, d’où la fascination qu’il exerce sur les mélomanes. Crescendo est le participe présent du verbe latin crescere qui signifie littéralement : « en grandissant » … Un nom qui sied donc parfaitement à l’association à but non lucratif créée par ces quelques fervents mélomanes le 22 septembre 2000 et dont le siège est à Porrentruy. Dès l’année 2000, s’amorce une première saison musicale multisite officielle.

Les Dimanches de Thurmann

Au fil des années, l’association instaure une saison musicale régulière et de nombreux concerts d’importance sont à l’affiche, tout d’abord sous le label Les Dimanches de Thurmann. Les concerts ont un ancrage privilégié au sein de la ville de Porrentruy, dans les variations géométriques de la salle du collège Thurmann où l’on reçoit déjà des grands noms de la scène internationale classique pour un dimanche, une soirée ou lors d’une série de récitals. Par tradition, la saison se termine par un concert de solidarité le premier dimanche de décembre : une mosaïque culturelle et musicale au profit d’associations à but caritatif.

Piano à Saint-Ursanne

 

 

 

 

 

 

 

 

Crescendo produit lors de sa saison musicale 2003, dans le cloître de la collégiale de Saint-Ursanne, un concert de piano à quatre mains, avec au clavier les enfants du pays, Christiane Baume-Sanglard et Gérard Wyss, préfigurant ainsi ce qui sera l’année suivante la première édition d’un festival international de piano nommé Piano à Saint-Ursanne.

En 2004, le premier festival voit le jour. En partenariat avec Ursinia, Crescendo présente une semaine effervescente avec une douzaine de concerts. Le succès est immédiat, de nombreux spectateurs sont au rendez-vous. De 2004 à 2007, la direction artistique de Piano à Saint-Ursanne est confiée à Avo Kouyoumdjian. Dès 2007, Vincent Baume en devient le directeur, assisté de Gérard Wyss et Frédéric Rapin au titre de conseillers artistiques. En 2008, Crescendo se voit décerner le prix du « Mérite culturel » de la ville de Saint-Ursanne.

Par son rayonnement, la manifestation a trouvé au fil des années une place de choix parmi les activités estivales culturelles de l’arc jurassien. Aujourd’hui, Piano à Saint-Ursanne en est déjà à sa 14e édition et fêtera, en 2018, sa 15!

Des artistes prestigieux se succèdent et des milliers de spectateurs affluent désormais chaque année dans le magnifique cloître de la collégiale où se jouent la majorité des concerts. La magie et l’intemporelle majesté des lieux confèrent un charme unique et inoubliable à ce rendez-vous musical annuel. Fort d’un succès grandissant, le festival continue de prospérer, visant un développement harmonieux, où la qualité l’emporte sur la quantité, drainant de nouveaux et nombreux spectateurs venus de tous horizons. Et comme l’indique le précepte cher à Crescendo, « La Musique réserve ses vrais trésors à ceux qui savent revenir »

Piano à Porrentruy

À l’automne 2009, porté par le succès populaire, un nouvel événement culturel jurassien voit le jour : Piano à Porrentruy. Conçu dans la continuité de Piano à Saint-Ursanne, la manifestation produite par Crescendo a lieu sur un grand week-end, de vendredi à dimanche. Diverses manifestations viennent se greffer autour des cinq concerts. Après quatre éditions, Piano à Porrentruy s’offre une pause pour mieux rebondir.

Dans la cité des Pinces-Évêques, au cœur de la ville, Piano à Porrentruy revient en 2017 sur le devant de la scène avec succès, réactivant ainsi une tradition d’il y a quelques décennies où des pianistes d’envergure internationale investissaient le lieu.

En effet, en 2017, la 5e édition de Piano à Porrentruy se déroule pour la première fois dans la magnifique salle Art déco rénovée de l’Inter. Cette édition a accueilli Louis Schwizgebel, le duo Hugues Leclère et le comédien Daniel Mesguich, Christiane Baume-Sanglard, Dana Ciocarlie, Lilit Grigoryan, Frédéric Rapin, Véronique Rapin et le Quintette à cordes du Philharmonique de Berlin. De belles premières notes dans la salle de l’Inter qui promettent assurément un avenir radieux pour Piano à Porrentruy.


Coopérations régionales et internationales

Aujourd’hui, Crescendo organise des concerts, encourage la création musicale et favorise les échanges culturels entre le Jura et d’autres régions, villes ou pays. Fidèle à son nom, Crescendo tisse des liens et jette des ponts avec d’autres événements musicaux et ses activités se développent autour des trois axes suivants : Piano à Saint-Ursanne, Piano à Porrentruy et de nombreuses coopérations régionales et internationales.

Les productions de Crescendo ont accueilli des pianistes tels Paul Badura-Skoda, Christiane Baume-Sanglard, Giovanni Bellucci, Dana Ciocarlie, Christian Chamorel, François Chaplin, Michel Dalberto, Pietro De Maria, Brigitte Engerer, Nelson Goerner, Lilit Grigoryan, Adam Laloum, Hugues Leclère, Claire-Marie Le Guay,  Jean-Marc Luisada,  Maria João Pires,  Hiroko Sakagami, Louis Schwizgebel, Rena Shereshevskaya, Igor Tchetuev, Vassilis Varvaresos, Alexei Volodin, Gérard Wyss ou Mélodie Zhao, des instrumentistes tels Alexandra Conunova, Henri Demarquette, François Sochard, Frédéric Rapin ou Tatjana Vassiljeva, les voix de Brigitte Balleys, Brigitte Fournier, Stephan Genz ou Véronique Rapin, des chefs tels Nicolas Farine,  Alexei Ogrintchouk ou Thomas Rösner, des ensembles tels le Quatuor Sine Nomine, le Quintette à cordes du Philharmonique de Berlin pour ne citer que quelques noms.

À la faveur de liens générés par la passion du piano, Piano à Porrentruy et Piano à Saint-Ursanne prospèrent en visant un développement maîtrisé et harmonieux. L’aura des festivals s’étend progressivement et se propage crescendo.